Tendinopathie du psoas
Qu’est-ce que la tendinobursite du psoas et le ressaut du facia lata ?
Il s’agit d’une inflammation de la bourse séreuse autour de la partie proximale du fémur appelée petit trochanter mais aussi du tendon qui s’y insère soit le psoas. Elle est due le plus fréquemment à un conflit entre le bord antérieur du cotyle ou un étirement après des mouvements répétés (micro-traumatismes) de flexion-extension de hanche. Nous pouvons retrouver aussi un ressaut de ce tendon qui vient frotter sur le bord antérieur du cotyle dans la position de flexion, le patient pouvant reproduire ce ressaut volontairement. Le patient vient donc consulter pour des douleurs antérieures plus ou moins associées à une faiblesse du psoas.
Est-ce fréquent ?
On retrouve parfois un élément déclencheur à l’apparition de ces douleurs : la mise en place d’une prothèse de hanche par la modification même légère de l’anatomie de la hanche et donc à l’étirement du tendon ou à un conflit avec la cupule prothétique. (...)
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Tendinopathie du psoas
17 novembre 2022, par Fabrice Coffy -
Tendinopathie du moyen fessier et ressaut du fascia lata
17 novembre 2022, par Fabrice CoffyTendinopathie du moyen fessier et ressaut du fascia lata
Qu’est-ce que la tendinobursite du moyen fessier et le ressaut du facia lata ?
Il s’agit d’une inflammation de la bourse séreuse autour de la partie proximale du fémur appelée grand trochanter mais aussi des tendons qui s’y insèrent soit le moyen et le petit fessier. Elle est due le plus fréquemment à un conflit entre le fascia lata (bande fibro-conjonctive) qui vient frotter sur la bourse séreuse et les tendons des petits et moyens fessiers.
Nous pouvons retrouver aussi un ressaut de ce fascia qui vient frotter sur le grand trochanter dans la position de flexion, rotation interne, adduction, le patient pouvant reproduire ce ressaut volontairement. Le patient vient donc consulter pour des douleurs latérales plus ou moins associées à une faiblesse du moyen fessier (marche avec une boiterie).
Est-ce fréquent ?
On estime qu’elle touche 1,8 personnes sur 1000. Il s’agit la plupart du temps de femmes âgées de 50 à 60 ans. On retrouve (...) -
Reprise de prothèse totale de hanche
17 novembre 2022, par Fabrice CoffyReprise de prothèse totale de hanche
Quelles sont les causes principales de reprise d’une prothèse totale de hanche ?
Les principales étiologies de reprise de prothèse de hanche sont liées à une faillite mécanique des implants et sont divisées selon le délai par rapport à la chirurgie initiale.
Les causes de reprise précoce sont : L’instabilité chronique (luxations récidivantes) L’infection aigüe L’inégalité de longueur Les fractures per-opératoires
Les causes de reprise à distance de l’opération initiale sont : L’instabilité sur usure des implants L’infection chronique Les fractures autour des implants aboutissant à un descellement Le descellement aseptique des implants Le relargage d’ions métalliques anormaux Le bruit causé par les implants Les pseudotumeurs L’allergie à la prothèse Le conflit cupule et psoas et les tendinites récidivantes du psoas L’inégalité de longueur
Le descellement aseptique d’une prothèse de hanche est la limite principale de la survie des prothèses totales de hanche. Elle (...) -
Prothèse totale de hanche
17 novembre 2022, par Fabrice CoffyProthèse totale de hanche
Qu’est-ce que l’arthrose de hanche ou coxarthrose ?
La coxarthrose est définie comme une dégénérescence du cartilage de la hanche (fémur et cotyle) en raison d’une anomalie morphologique connue (dysplasie de hanche, conflit de hanche…) ou pas (facteurs de risque familiaux, génétiques). Elle évolue vers l’atteinte de toutes les structures de l’articulation et en particulier l’os situé sous le cartilage et la membrane synoviale.
Le vieillissement normal du cartilage ne provoque pas à lui seul une évolution vers l’arthrose. L’arthrose est processus dégénératif caractérisé par une dégradation prématurée du cartilage articulaire qui peut se fissurer, un remaniement de l’os sous-chondral et des épisodes inflammatoires de la synoviale de l’articulation responsable en partie des douleurs ressenties.
Est-ce fréquent ?
La prévalence de l’arthrose de hanche est estimée entre 10 à 15 % des adultes de 65 à 75 ans. Elle est trois fois moins fréquentes que l’arthrose de genou. L’activité des (...) -
Osteonecrose aseptique de la tête fémorale
17 novembre 2022, par Fabrice CoffyOsteonecrose aseptique de la tête fémorale
Qu’est-ce que l’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale ?
Elle est définie comme un infarctus de l’os qui soutient le cartilage de la tête fémorale aboutissant à une nécrose de cette zone. Il existe très souvent une cause retrouvée expliquant l’évolution : post-traumatique, tabac, alcool, facteurs de risque familiaux (dyslipidémie), génétiques (drépanocytose, maladie de Gaucher), VIH, les médicaments (corticoïdes, chimiothérapie), métier (plongeur)... Elle évolue vers l’affaissement du cartilage de la tête fémorale conduisant à l’apparition d’arthrose à court terme.
Est-ce fréquent ?
Elle est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes avec un âge moyen de 45 à 55 ans selon les études. L’activité des patients est très corrélée au développement de signes cliniques. Cependant lorsqu’un patient devient symptomatique, cela indique que la maladie est en train de progresser :
Il est obligatoire de réaliser une IRM pour mesurer le volume de nécrose et vérifier (...) -
Dysplasie de hanche
17 novembre 2022, par Fabrice CoffyDysplasie de hanche
Qu’est-ce que la dysplasie fémoro acétabulaire ? La dysplasie fémoro-acétabulaire ou dysplasie congénitale de hanche regroupe un large spectre de troubles échelonnés de la luxation congénitale de hanche à la naissance à la dysplasie fémoro-acétabulaire de l’adulte. Elle est caractérisée par une perte de congruence entre la tête fémorale et l’acétabulum en raison de déformation de leurs formes, leurs tailles et/ou leurs orientations. Ces déformations osseuses conduisent à une instabilité structurelle de la hanche. Les facteurs structurels conduisant à une hanche instable comprennent un manque de couverture de l’acétabulum sur la tête fémorale, une torsion et une orientation du fémur proximal anormales, un conflit fémoro-acétabulaire induit ainsi qu’une laxité des tissus.
Est-ce fréquent ? L’incidence combinant dysplasie de l’enfant et de l’adulte pour 1000 naissances est comprise entre 0,06 en Afrique à 76,1 chez les premières nations américaines. Cette incidence très élevée des premières (...) -
Conflit de hanche
15 novembre 2022, par Fabrice CoffyConflit de hanche
Qu’est-ce que le conflit fémoro-acétabulaire ? Le conflit fémoro-acétabulaire est défini comme une inadéquation des deux structures composant la hanche (le fémur et le cotyle) en raison d’une anomalie morphologique (bosse osseuse) aboutissant à une zone de contact dans les mouvements limitant la mobilité de la hanche et à un risque important de dégénérescence de la hanche (lésions du labrum et arthrose de hanche) :
Il existe 4 types de conflit de hanche : Effet pince « pincer » : ce type de conflit est entrainé par de l’os supplémentaire au pourtour du cotyle. Le labrum pris en tenaille entre le fémur et le cotyle s’abîme par la répétition des mouvements Effet came « cam » : il est caractérisé par une bosse « bump » au niveau de la jonction ente le col du fémur et la tête fémorale. La tête fémorale n’est plus ronde et contacte anormalement la jonction entre le labrum et le cartilage :
Effet mixte « combined » : conflit combiné des deux effets précédents. Conflit de l’épine iliaque (...) -
Arthrodèse sacro-iliaque
15 novembre 2022, par Fabrice CoffyArthrodèse sacro-iliaque
Qu’est-ce qu’une arthrodèse sacro-iliaque ? Une arthrodèse sacro-iliaque est une fusion du sacrum et de l’aile iliaque réalisée dans le cadre de douleurs chroniques de l’articulation sacro-iliaque. Les douleurs chroniques de la sacro-iliaque sont principalement liées à des séquelles traumatiques, un antécédent de chirurgie du rachis lombaire, une arthrose dans le cadre d‘une maladie inflammatoire et des séquelles d’une infection. Pendant de nombreuses années cette chirurgie était réalisée de manière exceptionnelle en raison des risques opératoires majeures et de sa difficulté. Depuis maintenant une dizaine d’année et l’arrivée sur le marché de produits innovants, cette chirurgie s’est démocratisée avec d’excellents résultats fonctionnels et des risques parfaitement maitrisés.
Est-ce fréquent ? On estime qu’un tiers des douleurs du rachis lombaire sont des douleurs de la sacro-iliaques ce qui constituent donc un nombre très important de patients. L’activité des patients est très corrélée (...)
Chir. Jules Verne